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  Qui sommes-nous ?  Les grands investissements  La réhabilitation du barrage et de la centrale hydroélectrique de Rophémel

La réhabilitation du barrage et de la centrale hydroélectrique de Rophémel

Suite à la fin de la concession de la centrale hydroélectrique entre EDF et l’État en décembre 2012, le Préfet des Côtes d’Armor a modifié l’usage principal de la retenue, devenu l’approvisionnement en eau potable de l’agglomération rennaise, par arrêté du 7 novembre 2012. La production d’électricité par la force hydraulique est ainsi devenue un usage accessoire.

Le transfert des ouvrages inclus dans le domaine de la concession (barrage et usine hydroélectrique) du domaine de l’État à celui de la Collectivité Eau du Bassin Rennais a eu lieu le 15 juin 2015.

Toutefois, à sa prise en main, des investissements importants, aussi bien techniquement que financièrement, étaient indispensables. Le total des investissements est de 3 340 000 € HT.

La réhabilitation de la centrale hydroélectrique

La Collectivité a souhaité lancer un programme de modernisation pour produire cette énergie verte en remplaçant une des deux turbines pour un montant des travaux proche des 2 000 000 €.

La nouvelle turbine hydraulique d’une puissance de 2 450 KW, de type Kaplan à axe vertical, est alimentée par une chute brute d’environ 23 mètres. Avec un débit d’équipement de 13,5 m3 par seconde (débit d’eau maximum qui peut passer dans la machine). La turbine mise en service fin 2019 sera en capacité de produire 2 580 000 KWh (environ 1800 KWh par heure sur un prévisionnel de 1 382 h) principalement entre novembre et mars soit l’équivalent de 19% des besoins en énergie de la Collectivité Eau du Bassin Rennais ou 1300 foyers (sans chauffage électrique).

la nouvelle turbine hydroélectrique posée en 2019

Le rétablissement de la continuité piscicole

La Collectivité s’est engagée à restaurer la continuité écologique de ce cours d’eau, alors que le barrage constituait un obstacle infranchissable depuis sa création en 1934 notamment pour l’anguille. Suite à différentes études, c’est cette espèce migratrice emblématique, dont les effectifs ont chuté du fait de la pollution, du braconnage ou encore des obstacles physiques à leur migration, qui a été définie prioritaire pour le barrage de Rophémel.

Cette espèce se reproduit en mer et colonise les rivières à partir des estuaires. Les barrages construits sur les cours d’eau entravent sa migration et réduisent l’étendue de son aire de croissance.

Le cycle de vie d’une anguille est scindée en plusieurs étapes de développement : le stade “civelle” pour la migration de la mer des Sargasses (proche des Caraïbes), lieu de naissance, vers les rivières européennes. À l’estuaire des rivières européennes, avec un changement de mode d’alimentation, elles évoluent au stade “anguille”. Elles connaissent alors une phase de croissance en remontant dans les rivières européennes puis après cette phase de croissance, elles regagnent la mer des Sargasses pour se reproduire, pondre et mourir.

La continuité piscicole est composée de deux dispositifs permettant la montaison de l’aval vers l’amont et la dévalaison de l’amont vers l’aval. Ces dispositifs sont en fonctionnement permanent toutefois, d’après le cycle biologique des anguilles, le pic migratoire de montaison a lieu entre mars et octobre tandis que celui de la dévalaison d’octobre à mars.

Techniquement, le dispositif de montaison se compose de passes à brosse, fixées entre deux contreforts du barrage, permettant aux anguilles de « ramper » jusqu’au sommet. Des bassins de repos sont régulièrement installés.

Le dispositif de dévalaison est installé dans une ancienne conduite forcée. Celle‐ci alimentait autrefois une des deux turbines hors service de la centrale hydroélectrique. À l’intérieur de celle-ci, sur le même principe qu’un toboggan, une conduite lisse, sans aspérités et sans changement de direction brusque a été placée pour permettre aux anguilles de “descendre” le barrage. Cette conduite a été murée et, pour faciliter la dévalaison des anguilles, les points d’entrée de la dévalaison ne doivent pas être trop profonds, c’est pourquoi trois entrées ont été créées à des profondeurs différentes.

Dans le cadre d’un partenariat avec la Fédération de pêche des Côtes-d’Armor, des opérations de comptage ponctuel ont confirmé l’utilisation du dispositif de montaison par les anguilles. À titre d’illustration, lors d’un de ces comptages sur une période de trois jours, il a été dénombré 202 individus ayant franchi le barrage grâce au dispositif de montaison.

Les deux dispositifs de montaison et de dévalaison installés représentent un coût de 1 260 000 € HT subventionnés par la Région Bretagne (369 402 €) et l’Agence de l’Eau Loire Bretagne (80 600 €).

La modernisation de l'évacuateur de crue du barrage

Le barrage de Rophemel n’a pas été dimensionné pour stocker des crues, il doit assurer une transparence totale entre le débit entrant et le débit sortant. Cette transparence est réalisée par l’évacuateur de crue situé sur la rive gauche du barrage, composé de trois pertuis et associés à trois ensembles de vannes et vannelles.

Ces vannes et vannelles permettent d’ajuster en permanence le niveau d’eau dans la ressource et ainsi de moduler le débit sortant du barrage.

Autrefois, l’opérateur devait déterminer la position des vannes et vannelles après consultation d’un abaque qui faisait le lien entre ces positions et le débit sortant.

La modernisation de l’évacuateur de crue a permis la mise en oeuvre d’un calcul automatique du débit sortant avec une proposition de positionnement des vannes et vannelles à l’opérateur. C’est ce dernier, présent sur site, qui prend la décision de positionnement des vannes et vannelles. Ce calcul ne remplace pas la main de l’homme mais simplifie énormément son travail.