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  Notre réseau  Ressources en eau  Aire d’alimentation de captage du Haut-Couesnon

Aire d'alimentation de captage du Haut-Couesnon

Le Couesnon se jette dans la baie du Mont-St-Michel … mais avant, il doit parcourir près de 100 km ! En amont de ce trajet, se niche le bassin versant du Haut-Couesnon. Étendu sur 37 000 hectares avec la ville de Fougères en son centre, il alimente l’usine de Mézières-sur-Couesnon.

B3-5 amont prise eau ok

La ressource : le prélèvement d'eau dans le Couesnon

Le Couesnon prend sa source au lieu-dit “Le Bois Joli” près de l’étang de Vézins, sur la commune de Saint-Pierre-des-Landes en Mayenne, à tout juste 3 kilomètres de la limite avec le département d’Ille-et-Vilaine.

L’eau est prélevée dans le fleuve le Couesnon grâce à une station de pompage située au lieu dit La Roche à Mézières-sur-Couesnon. Le bassin versant d’alimentation est de 360 km2 et il est constitué de schistes et de granite.

L’eau brute est acheminée jusqu’à l’usine de traitement par une canalisation d’environ 500 mètres de long. Afin de permettre le prélèvement, le niveau d’eau dans la rivière est maintenu constant grâce à un petit barrage situé en aval du pompage. Cet ouvrage permet également de mesurer le débit de la rivière en période d’étiage (= période pendant laquelle le cours d’eau atteint son niveau le plus bas).

Des travaux de continuité écologiques ont été réalisés entre 2013 et 2014. La passe à poissons existante a été modifiée et une passe à anguilles a été créée pour assurer la circulation et la reproduction des espèces piscicoles présentes dans le Couesnon. Cette opération a été cofinancée par l’Agence de l’Eau Loire-Bretagne et l’Union Européenne : l’Europe s’engage en Bretagne avec le Fonds Européen de Développement Régional (Feder).

Par arrêté préfectoral en date du 18 novembre 2010, la Collectivité Eau du Bassin Rennais est autorisée à effectuer un prélèvement maximal de 15 000 m3/j (750 m3/h) dans le Couesnon sous réserve de respecter un débit minimum de 0,364 m3/s dans la rivière. Ce débit permet de garantir la pérennité des usages à l’aval, en particulier la production d’eau potable à Antrain, et de la vie aquatique. Le respect de ce débit réservé implique l’arrêt du prélèvement dans le Couesnon durant 2 à 3 mois en année sèche.

Prise Deau Dans Couesnon

Un territoire à la naissance du Couesnon

Au fur et à mesure de sa course, il est rejoint par les ruisseaux Nançon, le Muez, le Général et l’Everre, dont la confluence se situe à l’amont immédiat de la prise d’eau de Mézières-sur-Couesnon.

Sur ce territoire de 370 km², l’agriculture est particulièrement dynamique, avec 650 sièges d’exploitation. Il s’agit en majorité d’exploitations familiales, dont la production est basée sur l’élevage laitier (le département d’Ille-et-Vilaine est le premier département laitier de France !). Certaines exploitations possèdent toutefois des ateliers d’élevage hors-sol constituant leur activité principale ou servant d’activité complémentaire.

Le principal enjeu de protection de l’eau sur le bassin versant du Haut-Couesnon concerne 2 paramètres : les nitrates, et les pesticides. Suivant les années, le dépassement des normes de potabilisation de l’un ou l’autre de ces paramètres peut amener l’usine de traitement de Mézières-sur-Couesnon à arrêter le pompage pendant quelques heures ou quelques jours.

On peut noter aussi l’importance du travail sur la morphologie des cours d’eau, en termes de continuité écologique notamment, dans les objectifs de la Directive Cadre Européenne sur l’eau pour 2015.

Un territoire à la naissance du Couesnon

Les actions de protection de la ressource

Lier production agricole et protection de l’eau

Depuis 2003, des contrats territoriaux sont mis en place sur le territoire du bassin versant du Haut-Couesnon. Le 4ème contrat, signé entre les différents acteurs de la protection de l’eau et les financeurs (Agence de l’Eau Loire-Bretagne, Région Bretagne, Département d’Ille-et-Vilaine, SMG35) pour la période 2020-2025, poursuit son action pour l’amélioration de la qualité des eaux.

Fruit de la concertation avec les acteurs du territoire, ce contrat, coordonné par Fougères Agglomération, regroupe des actions au sein de 3 volets : milieux aquatiques, bocage et pollutions diffuses. Les deux premiers sont pilotés par Fougères Agglomération, et le dernier par la Collectivité Eau du Bassin Rennais. Cet ensemble vise principalement à faire évoluer les exploitations agricoles vers une meilleure efficience environnementale, aussi bien par des changements de pratiques que de systèmes, ainsi que des aménagements parcellaires.

Concernant le volet “pollution diffuses” et plus particulièrement les actions agricoles, la Collectivité Eau du Bassin Rennais anime un programme au sein d’une maîtrise d’ouvrage associée avec l’ADAGE, Agrobio35, la CRAB et le CIVAM IT 35, et dont le fonctionnement en gouvernance partagée, se base sur les principes de la sociocratie. L’ensemble des agriculteurs du territoire peut participer aux rencontres qui l’intéressent de manière volontaire. L’engagement varie d’une prise d’information à un changement de système.

Parmi les thématiques abordées, l’installation et la transmission des fermes prennent une place croissante. En effet, pour pérenniser les efforts consentis par les agriculteurs avec le soutien de l’argent public au cours des contrats précédents, il est important d’accompagner les agriculteurs en place, dont la moitié va partir en retraite dans les cinq prochaines années. En parallèle, les futurs agriculteurs sont sensibilisés aux questions environnementales à intégrer dans leur projet de fermes.

Le développement de l’Agriculture Biologique et de ses techniques, est également un enjeu important sur un territoire à fort taux de pesticides, où le cahier des charges de la Bio et les techniques associées, constitue un outil répondant particulièrement bien à la problématique de la qualité de l’eau. Par exemple, le désherbage mécanique sur maïs, remplace les molécules chimiques habituellement utilisées, compliquées à traiter dans les usines.

Pour les agriculteurs engagés dans des modes de production plus vertueux pour la qualité de l’eau, un travail est mené avec les filières pour valoriser leurs produits (lait, viande…), notamment au travers de la marque Terres de Sources.

Enfin, sur un territoire laitier favorable aux prairies comme celui du Haut Couesnon, l’autonomie alimentaire passe nécessairement par une part plus importante d’herbe dans l’alimentation animale. L’allongement des rotations, avec l’alternance de prairies, est bénéfique à la qualité de l’eau car cela réduit l’usage des pesticides. Cela amène aussi une plus grande autonomie financière, créant un cercle vertueux sécurisant l’agriculteur dans ces pratiques.

Concrètement, cela se traduit par des conseils gratuits donnés aux agriculteurs sous forme d’accompagnements individuels ou collectifs, de formations, de démonstrations, etc. Des aides financières peuvent aussi être apportées aux Coopératives d’Utilisation du Matériel Agricole (CUMA) et aux Entreprises de Travaux Agricole (ETA) qui investissent dans des matériels de désherbage alternatif.

L’ensemble de ces actions intègre le Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SAGE) du Couesnon, outils de planification mis en œuvre par le Syndicat Mixte de portage du SAGE Couesnon.

Travailler sur la protection de l’eau ne doit pas nuire à l’agriculture. C’est pourquoi, l’avenir durable du territoire de Fougères passe par l’intégration de ces deux éléments. Les contrats de territoire ont l’objectif d’atteindre un état écologique tel que fixé dans la Directive européenne cadre sur l’eau*.

* La directive du 23 octobre 2000 adoptée par le Conseil et par le Parlement européen définit un cadre pour la gestion et la protection des eaux par grand bassin hydrographique au plan européen. Cette directive joue un rôle stratégique et fondateur en matière de politique de l’eau. Elle fixe en effet des objectifs ambitieux pour la préservation et la restauration de l’état des eaux superficielles (eaux douces et eaux côtières) et pour les eaux souterraines. Les directives plus spécifiques, comme celles relatives à la potabilité des eaux distribuées, aux eaux de baignade, aux eaux résiduaires urbaines et aux nitrates d’origine agricole restent en vigueur.

Sensibiliser les différents publics

Il importe à la Collectivité Eau du Bassin Rennais d’agir auprès de l’ensemble des acteurs concernés, au-delà des agriculteurs. Aussi, un programme d’actions est également mené en partenariat avec le Réseau d’Éducation à l’Environnement du Pays de Fougères (REEPF) afin de sensibiliser les enfants à la thématique de l’eau, via un programme scolaire nommé Expl’eaurateur. Le REEPF anime la Caravane Main Verte, outil mobile de sensibilisation à destination du grand public et notamment des jardiniers, pour promouvoir les techniques de compostage, et de jardinage au naturel.

Les communes sont également accompagnées, pour échanger leurs expériences autour de l’entretien des cimetières et terrains de sports, derniers espaces où l’utilisation de phytosanitaires est encore possible, pour tendre voir attendre le zéro phyto.

Enfin, le soutien financier apporté par Eau du Bassin Rennais à la fauche des bords de route va être poursuivi. La particularité est d’exporter la matière pour augmenter la biodiversité et son rôle de filtre pour l’eau. Cela évite en plus que les fossés s’envasent. Le surcoût investi au départ par la commune est compensé par la réduction du nombre de fauches et de curages de fossés. Les déchets verts sont valorisés en compost ou méthanisation.

Des périmètres protégés et préservés

Le captage situé sur le Couesnon est doté d’un périmètre de protection qui s’étend sur 310 ha le long du fleuve. La qualité paysagère et écologique de cette vallée encaissée lui vaut d’être classée en « Espace Naturel Sensible » du Département d’Ille-et-Vilaine, qui y opère des acquisitions foncières en vue de préserver et gérer la biodiversité présente.

Les périmètres de protection du captage se trouvant au cœur de ce site naturel remarquable, ils bénéficient de sa protection et de la qualité des zones humides présentes, contributrices de la bonne qualité des eaux.

La lutte contre les pollutions ponctuelles et accidentelles s’exerce par un suivi annuel des prescriptions de l’arrêté préfectoral de protection du captage. Cette surveillance, réalisée par la Collectivité Eau du Bassin Rennais en partenariat avec le SMG 35, permet de maintenir un niveau d’information suffisant auprès des propriétaires et des usagers du secteur. Les constats d’infraction y sont rares, mettant en valeur le souci de préservation de cet environnement par l’ensemble des usagers : randonneurs, collectivités, agriculteurs, …

Bassin Versant du Haut Couesnon