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  Notre réseau  Ressources en eau  Aire d’alimentation de captage de la Haute-Rance

Aire d'alimentation de captage de la Haute-Rance

L’eau de ce grand bassin versant est captée au niveau du barrage de Rophémel, situé sur la commune de Guenroc, dans les Côtes-d’Armor. La retenue stocke principalement les eaux du fleuve de la Rance, dans un paysage nettement agricole, de sa source dans les monts du Mené jusqu’aux plateaux cultivés jouxtant le barrage. Le captage de Rophémel est l’une des principales ressources en eau du Bassin Rennais.

 

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La retenue de Rophémel

Le barrage de Rophémel est situé sur la commune de Guenroc dans les Côtes-d’Armor, à 11 km en amont de la confluence avec le canal d’Ille-et-Rance. Il collecte les eaux du bassin versant de la Haute-Rance de 374 km2. C’est un barrage de classe B selon le décret du 12 mai 2015.

C’est un barrage en béton de type voûtes multiples à contrefort (dit système « Caquot et Considère ») qui a été construit entre 1931 et 1938 afin de produire de l’électricité. Depuis 1963 et la construction de l’usine de Rophémel il contribue également à l’alimentation en eau potable du Bassin Rennais. Il permet de stocker un volume d’eau de 5 000 000 de m³ sur 80 hectares.

La crête de l’ouvrage culmine à 26 mètres de hauteur et mesure 126 mètres.

Le barrage de Rophémel sur la Rance est à double usage :

La concession de la centrale hydroélectrique entre EDF et l’État s’est terminée le 31 décembre 2012. Le Préfet des Côtes d’Armor a modifié l’usage principal de la retenue, devenu l’approvisionnement en eau potable de l’agglomération rennaise, par arrêté du 7 novembre 2012. La production d’électricité par la force hydraulique est devenue un usage accessoire.

Le transfert des ouvrages inclus dans le domaine de la concession (barrage et usine hydroélectrique) du domaine de l’État à celui de la Collectivité Eau du Bassin Rennais a eu lieu le 15 juin 2015.En devenant propriétaire, la Collectivité s’est engagée à restaurer la continuité écologique de ce cours d’eau, alors que le barrage constituait un obstacle infranchissable depuis sa création en 1934 notamment pour l’anguille. C’est cette espèce migratrice emblématique dont les effectifs ont chuté du fait de la pollution, du braconnage ou encore des obstacles physiques à leur migration qui a été définie prioritaire pour le barrage de Rophémel.

Vue aérienne du barrage de Rophémel dans les Côtes d'Armor

Les actions de protection de la ressource

La principale ressource en eau du Bassin Rennais provient du bassin versant de la Haute-Rance, de grande superficie (370 km²), et dont les deux tiers sont situés dans les Côtes-d’Armor.

Le bassin versant est traversé par la RN12 Rennes-Saint-Brieuc, à la hauteur de Caulnes, à mi-chemin entre les deux villes. Il est parcouru par 3 cours d’eau principaux :

  • La Rance, qui prend sa source sur les hauteurs du Mené à Collinée,
  • Le Frémeur, qui prend sa source à Broöns,
  • Le Néal, qui prend sa source à Miniac-sous-Bécherel et traverse la partie du bassin située en Ille-et-Vilaine.

L’activité agricole est forte avec près de 450  élevages de lait, porcs,  et volailles, qui exploitent une surface agricole représentant 75% de la surface totale du bassin versant.

En complément, 4 entreprises agroalimentaires sont présentes, dont l’abattoir Kermené des Établissements Leclerc, localisé à la source de la Rance.

16 000 habitants sont répartis sur les 34 communes, dont 23 ont leur centre-bourg sur le bassin versant.

Les principaux enjeux pour l’atteinte des objectifs de bon état des milieux aquatiques sont :

  • La lutte contre les produits phytosanitaires (principalement les molécules de désherbants du maïs)
  • La lutte contre l’érosion des sols
  • La lutte contre la dégradation de la morphologie des cours d’eau
  • La lutte contre l’eutrophisation de la retenue

Bilan du plan d’actions mis en œuvre à l’échelle du bassin versant de la Haute Rance sur la période 2014-2018

Les principales réalisations sur la période 2014-2018 ont été les suivantes :

  • Volet agricole : 53% des exploitations ont participé à au moins une action organisée sur le bassin versant. Les actions proposées par les partenaires du bassin versant de la Haute Rance ont donc permis de mobiliser fortement les agriculteurs. Notons que plusieurs groupes techniques, notamment sur l’autonomie protéique, ont vu le jour et permettent de créer une dynamique de territoire.
  • Volet bocage : 100 km de linéaires bocagers ont été créés (soit 20 km de haies créées par an). Les campagnes de plantations fonctionnent très bien. Un temps devra être réservé pour accompagner les exploitants dans l’entretien des haies de façon à pérenniser les plantations.
  • Volet milieux aquatiques : 70 ouvrages supprimés ou arasés permettant ainsi de décloisonner les milieux aquatiques, 18 300 ml de restauration de cours d’eau et 4 500 ml de remise en talweg.
  • Volet sensibilisation des scolaires : 41 classes élémentaires ont été sensibilisées entre 2014 et 2018. De plus, le lycée agricole de Caulnes bénéficie d’accompagnements techniques et pédagogiques en partenariat avec agro campus ouest.
  • Volet communication : 12 conférences ont été organisées sur l’ensemble du bassin versant.

Ces actions ont été réalisées en partenariat avec les EPCI locales (Dinan Agglomération, Saint Méen Montauban, Lamballe Terres et Mer, Loudéac Communauté) et la chambre d’agriculture de Bretagne.

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Un nouveau plan d’actions à l’échelle de la Rance et du Frémur pour la période 2020-2022

Les partenaires des contrats territoriaux du SAGE Rance Frémur Baie de Beaussais ont choisi de mettre en œuvre un contrat territorial unique à l’échelle du territoire du SAGE Rance Frémur Baie de Beaussais.

Cette décision aboutit à la rédaction d’un projet unique dont les enjeux stratégiques sont :

  • la protection qualitative et quantitative de la ressource en eau (eaux de surface et eaux souterraines),
  • la restauration des fonctionnalités écologiques des cours d’eau et de leurs milieux associés, contribuant à la préservation de la biodiversité,
  • la préservation de la qualité des eaux de baignade littorales et douces et la qualité des zones de pêches littorales,
  • la réduction des impacts liés aux phénomènes d’eutrophisation des eaux douces (cyanobactéries) et des eaux du bassin maritime (algues vertes…).

 

Les actions de remédiation déclinées sur les masses d’eau de la Rance-Frémur doivent répondent aux problématiques suivantes :

  • Dégradation de la morphologie des cours d’eau notamment vis-à-vis des altérations physiques présentes sur les ruisseaux de têtes de bassins versants, causant entre autres une érosion de la biodiversité aquatique et de la fonctionnalité des milieux,
  • Pollutions diffuses, engendrées par l’exercice de différentes activités humaines (d’origine agricole ou non) causant la dégradation de la ressource par la diffusion de nutriments, de pesticides, de contaminants bactériologiques ou de particules de sols issues de l’érosion des versants,
  • Dysfonctionnements hydrologique, en particulier liés aux modifications des chemins de l’eau et des vitesses de circulation de l’eau dans l’hydrosystème (en lien avec des aménagements ou des usages anthropiques) causant notamment des déséquilibres quantitatifs plus accrus et une accentuation des assecs,
  • Dégradation de la qualité sanitaire des eaux fluviales ou littorales pouvant impacter les usages tributaires (conchyliculture, pêche à pieds, baignade…).

Le coordonnateur général du plan d’actions est Dinan Agglomération.

La Collectivité Eau du bassin Rennais, quant à elle, porte des actions spécifiques sur ce secteur de la Haute Rance. Ces dernières se déclinent comme suit :

  • Suivi de la qualité des eaux brutes sur les différentes masses d’eau superficielle du territoire de la Haute Rance (poursuite du précédent contrat).
  • Sensibilisation des élèves des écoles élémentaires du bassin versant de la Haute Rance (poursuite du précédent contrat).
  • Coordination du volet agricole : Dans ce nouveau contrat, la Collectivité Eau du Bassin Rennais devient coordinatrice du volet agricole et maître d’ouvrage agricole unique sur le secteur de la Haute Rance. L’ensemble des partenaires du volet agricole deviennent des prestataires.Les axes agricoles mis en œuvre sur le territoire de la Haute Rance sont dans la continuité des actions développées dans le projet de territoire 2014-2018.Un des axes fort, initié sur le contrat précédent, est l’autonomie des exploitations et notamment l’autonomie protéique. 3 groupes d’agriculteurs sont actifs sur le territoire de la Haute Rance. Le premier groupe se situe à l’amont du territoire et est nommé “groupe du Mené”, le second se situe sur la partie méridionale du bassin est nommé “groupe de Caulnes” et le troisième se situe sur le bassin du Néal (partie 35 du bassin versant) et est nommé “groupe CETA Haute Rance”.Ces groupes d’agriculteurs sont actifs et poursuivent leurs travaux sur le contrat 2020-2022. De plus, ces agriculteurs s’intéressent aux techniques issues de l’agriculture biologique. Plusieurs exploitants de ces groupes ont demandé au GAB22 de faire des diagnostics individuels sur leurs exploitations.En lien fort avec l’axe précédent, un axe nouveau a été spécifiquement inscrit dans le nouveau contrat : promouvoir les techniques issues de l’agriculture biologique. Cet axe permet de travailler avec les structures agricoles sur la promotion de cette filière et de réaliser des fermes ouvertes sur le bassin versant.La filière “Terres de sources” est aussi valorisée auprès des exploitants du bassin versant de la Haute Rance.

Par ailleurs, un axe “lutte contre les pesticides d’origine agricole” est clairement spécifié compte tenu des molécules retrouvées (principalement des désherbants maïs) dans les eaux brutes du bassin versant. Les prescripteurs sont associés au plan d’actions. Il sera notamment mis en place un comité de prescripteurs.

De plus, un axe de “lutte contre l’érosion des sols” est mis en place. La méthode développée est la même que celle déjà utilisée sur le bassin versant voisin : l’Arguenon. Des commissions communales de lutte contre l’érosion sont mises en place à l’initiative des maires et des élus locaux afin de définir les zones érosives.

Sur l’axe foncier/transmission, il est organisé des cafés transmission-relais en s’appuyant sur le FDCIVAM, le GAB22 et le lycée agricole de Caulnes. De plus, un travail sur les échanges parcellaires est réalisé.

Toujours dans la continuité du précédent contrat, la collaboration avec le lycée agricole de Caulnes se poursuit.

Enfin, le volet sur la communication agricole avec la publication de flashs techniques et de bulletins agricoles se poursuit.

De grands périmètres régulièrement suivis

Les périmètres de protection s’étendent tout autour de la retenue sur une surface de 850 ha, dont 200 ha en périmètre sensible. Cette zone correspond aux berges abruptes de la retenue et est boisée à plus de 80 % ce qui la protège naturellement. De ce fait, la surveillance régulière pour réduire les pollutions accidentelles et ponctuelles se concentre sur le périmètre complémentaire.

La surveillance du respect des prescriptions réglementaires se fait plusieurs fois par an avec l’aide du SMG 35. Cette surveillance concerne principalement les dépôts de déchets et les différentes activités agricoles. En cas d’infraction, un contact est pris avec le contrevenant et le propriétaire afin de régulariser la situation.

Il est constaté une réduction significative du nombre d’infractions observées chaque année, en même temps qu’une réduction de leur “gravité”. Ce travail de terrain permet également de créer davantage de liens avec les propriétaires et exploitants favorables à une meilleure protection de la ressource en eau.

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